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Pierre Frappat, ancien élu grenoblois raconte les Jeux de 1968

dimanche 12 octobre 2008, par CAO

Pierre Frappat est tout sauf un écolo-libertaire adepte de la décroissance. Conseiller municipal sous Dubedout, aujourd’hui directeur retraité de l’Institut de la Communication et des Médias d’Echirolles, il rapporte dans son livre "Grenoble, le mythe blessé" (éditions Alain Moreau, 1979) l’épisode des Jeux Olympiques de 1968 à Grenoble.

Où l’on découvre que : "Les Jeux ne furent pas vraiment une fête pour les Grenoblois" et que "Pendant quinze ans, les Grenoblois vont encore payer la note olympique — le cinquième d’une dépense totale de 1120 millions de F. —, mais ils ont fait une bonne affaire."

L’idéal olympique ? "Dans tout cela, rien de très olympique et peu de rapport direct avec la neige et la glace. En fait, pour les élus, les Jeux furent l’occasion d’accélérer et de financer dans de bonnes conditions des travaux qu’il aurait fallu faire un jour de toute façon. (...) Le principal mérite des élus locaux de cette époque fut d’exploiter à fond cette opportunité, et certains ne se privèrent pas pour faire passer dans l’enveloppe olympique le maximum de choses."

Un programme en or pour les sportifs de la Chambre de Commerce et d’Industrie, aujourd’hui représentés par leur président Gilles Dumolard, pour qui "Les JO, c’est le BTP, c’est les infrastructures routières !" (France 3 - 9/09/08) C’est-à-dire que le CAC 40 local va tondre une fois de plus les Grenoblois via les marchés publics, à la fois pour son profit et pour financer des infrastructures qu’il réclame par ailleurs : Rocade Nord, agrandissement de l’aéroport, élargissement de l’A 480, etc. Ce qui s’appelle gagner sur tous les tableaux.

(Extrait ci-dessous : "Grenoble, le mythe blessé")


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